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(28) Chartres - Maison Picassiette

La maison Picassiette fut construite par Raymond Isidore (1900-1964), surnommé « Picassiette », qui a consacré une grande partie de sa vie à sa réalisation (environs 29 000 heures).

 

L’œuvre d’un homme modeste

 

Il acheta le terrain du 22, rue du Repos dans le quartier de Saint-Chéron à Chartres en 1929 pour lui et sa femme Adrienne Dousset. Ce n’est quand 1938 qu’il commença son œuvre, en décorant l’intérieur de sa maison d’une certaine manière par hasard, comme il le dit lui-même : « J’ai d’abord construit ma maison pour nous abriter. La maison achevée, je me promenais dans les champs quand je vis par hasard des petits bouts de verre, débris de porcelaine, vaisselle cassée. Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et leur scintillement. J’ai trié le bon, jeté le mauvais. Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire une mosaïque, pour décorer ma maison. Au début je n’envisageais qu’une décoration partielle, se limitant aux murs. »

Il poursuivit sa création seul durant les vingt-cinq années suivantes, recouvrant non seulement les murs intérieurs mais aussi les sols, plafonds, objets et meubles présent à l’intérieur de sa maison. Puis il décora les murs extérieurs, la cour intérieure, construisit une chapelle ainsi qu’une maison d’été. Il acheta également un bout de terrain adjacent pour en faire un jardin et le décora. Il finit avec la construction du tombeau bleu – le Tombeau de l’Esprit – qui compléta son projet.

Son entreprise se termina en 1962, puis il décéda le 6 septembre 1964, la veille de son 64 e anniversaire.

 

Pour ce qui est des éléments constituant ses mosaïques, il allait les récupérer dans les décharges alentours : verres multicolores brisés, éclats de vaisselles et de porcelaines,…

 

 

La reconnaissance

 

La maison Picassiette a été acquise pas la ville de Chartres en 1981 et fut classé monument historique en 1983. Elle complète ainsi le riche héritage de la ville par cette expression d’architecture spontanée, d’un art brut conçu sans ambition de durée et hors de toute « école » artistique.

 

De nombreux curieux déjà de son vivant venaient observer cette maisonnette, et continue encore de nos jours à venir admirer cette architecture atypique.

 

 

Maison Picassiette.jpg

 

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07/06/2016
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